Mulroney plaide pour que le contexte soit pris en compte
12/05/09 à 01:05:19Brian Mulroney a plaidé pour que le contexte de ses relations d’affaires avec Karlheinz Schreiber soient pris en considération, lors des premières heures de son très attendu témoignage à la commission Oliphant.
L’ancien premier ministre a tenté de prendre ses distances face à l’homme d’affaires germano-canadien, en décrivant leurs relations d’avant son arrivée au pouvoir, en 1984, comme étant pratiquement inexistantes.
M. Mulroney, qui est arrivé dans la salle d’audience remplie en compagnie de sa femme et de deux de ses enfants, a dit que dans les années 1980, M. Schreiber était un homme d’affaires respectable. Ce n’est qu’en 1999 qu’un mandat d’arrêt international a été émis contre lui, a-t-il précisé.
«Je ne connaissais rien des troubles qu’il a eus, je ne le connaissais que comme un entrepreneur accompli. Et voilà qu’il devenait un fugitif de la justice allemande. Il s’agit de deux personnes différentes…» a-t-il indiqué.
Boisvert: la pêche aux faits inutiles
08/02/08 à 10:02:54La Presse aujourd’hui:
Dans ce cas-ci, on a simplement amené un témoin [Martin] parce qu’il est cité dans le livre de Stevie Cameron sur les années Mulroney. Elle le citait pour affirmer que des milliers de dollars en espèces se promenaient chez les Mulroney. «Elle est forte dans le roman», a opiné le chef Martin, selon qui la journaliste en a beurré épais. Bref, il n’a rien vu de mal, rien entendu, même si l’atmosphère extravagante l’a un peu écœuré.
Au total, un gros zéro et le député conservateur qui lui a présenté ses excuses pour l’avoir dérangé a eu raison.
Après l’esbroufe de Norman Spector, ce comité ne peut pas se permettre beaucoup d’autres parties de pêche aux faits aussi inutiles.
Digne d’être cité
07/02/08 à 11:02:59« Merci d’être venu, M. Spector ». (Chris Selley, Macleans.ca, le 6 février 2008)
« Je m’attendais à de gros canons et tout ce que nous avons eu est une carabine jouet à air comprimé. » (Mike Duffy, CTV, le 5 février 2008)
« Norman Spector, l’ancien chef de cabinet de Brian Mulroney, devait jeter de l’huile sur le feu pendant son témoignage devant le comité de l’éthique qui enquête sur les paiements en argent comptant que Karlheinz Schreiber a versé au premier ministre… Mais il a plutôt donné l’impression d’un scout qui tentait d’allumer un amas de brindilles humides. »
« Tout compte fait, cela ressemble à un épisode de Seinfeld, M. Spector a rassemblé les membres du comité pour leur raconter comment les membres du comité, la fonction publique, la GRC, certains agents politiques et la plupart des médias l’avaient déçu au cours des 20 dernières années. » (John Ivison, National Post, le 6 février 2008)
« M. Spector et M. Rock ont témoigné au sujet d’événements qui ont eu lieu il y a plusieurs années et qui ne sont que très peu, voire aucunement, pertinents aux relations qui existaient entre Karlheinz Schreiber et Mr. Mulroney au moment où ce dernier a quitté ou peu de temps après; pourtant, lorsque les deux hommes ont comparu avant Noël, le travail du comité portait essentiellement sur ces relations. »
« Quoi qu’il en soit, ce comité parlementaire n’a plus de raison d’être, puisqu’il est devenu évident qu’il n’arrive pas à prendre de décisions sur les questions qui devraient être à l’étude et, de toute façon, il ne dispose pas des outils et ni de la structure nécessaires pour accomplir ses tâches. »
« Le public, si on en croit les sondages, ne veut pas d’enquête et ne souhaite aucunement que les députés passent du temps sur ces questions; ceci est probablement attribuable au fait que ces questions ne sont pas jugées pertinentes ou que le public s’est déjà fait une opinion au sujet de M. Mulroney et de M. Schreiber et ne souhaite plus les écouter ou entendre parler d’eux. » (Jeffrey Simpson, Globe and Mail, le 6 février 2008)
« Comme il l’avait laissé entendre, Norman Spector a déposé un pistolet fumant devant le Comité sur l’éthique cette semaine. Toutefois, il ne s’agissait que d’un accessoire de théâtre qui produit des étincelles et un bruit perçant mais ne tire que de fausses balles. » (Don MacPherson, The Gazette, le 7 février 2008)
« Toutefois, [Spector] affirme que M. Mulroney a pris la bonne décision en annulant éventuellement le projet Bear Head et il a reconnu qu’il n’a aucune preuve que M. Mulroney aurait été impliqué dans des activités illégales liées à l’affaire Airbus, au projet Bear Head ou à toute autre question. » (la Presse Canadienne, le 5 février 2008)
« Comme on dit au festival western de Saint-Tite, Norman Spector avait un gros chapeau, mais il n’y avait pas de cowboy en dessous. » (Yves Boisvert, La Presse, le 6 février 2008).
Question : « Mais s’agissait-il de documents que vous aviez le droit de prendre? » Spector : « J’ai pris ces documents de mon propre gré et je ne connais pas la réponse à cette question, mais je l’ai fait. » (CBC Radio, le 5 février 2008).
Boisvert:Le cabotinage de Norman Spector
06/02/08 à 01:02:03La Presse:
Que reste-t-il? Du cabotinage intellectuel. Eh! M. Spector, ce n’est pas un colloque sur l’éthique. C’est un comité d’enquête. L’idée, c’est de témoigner sur des faits dont vous avez connaissance. Pas sur vos opinions, aussi fabuleuses soient-elles.
Or, sur les faits, je veux dire les faits touchant à l’affaire Mulroney-Schreiber, Norman Spector n’a rien apporté. Zéro.
Lettre: Un lien de confiance à respecter
31/01/08 à 01:01:01Louis Bernard, dans Le Devoir aujourd’hui:
L’intention annoncée de Norman Spector de dévoiler devant un comité des Communes des renseignements appris alors qu’il remplissait ses fonctions de chef de cabinet de Brian Mulroney soulève une question extrêmement grave pour le bon fonctionnement de nos institutions démocratiques. Ayant moi-même exercé la fonction de chef de cabinet et de secrétaire général auprès du premier ministre du Québec, je puis témoigner qu’il est essentiel qu’une relation de confiance absolue existe entre le premier ministre et ses conseillers les plus proches, sans laquelle l’exercice du pouvoir deviendrait quasi impossible. Comment pourrait-on gouverner, délibérer, discuter, agir, sans pouvoir compter sur la loyauté sans réserve de son conseiller le plus proche?
L’obligation de discrétion qui découle de cette relation intime est tellement évidente que le législateur n’a jamais cru nécessaire d’en faire une obligation juridique. Et, à ma connaissance, ce serait la première fois que cette obligation serait violée dans l’histoire récente du Canada. Cela ne doit pas se produire. À certains égards, la transgression par Norman Spector de son obligation de réserve est même une faute plus grave que ne pourraient l’être les gestes prétendus de prévarication qu’il entend dénoncer.
Aucun membre de la Chambre des communes et aucun de ses comités ne devrait se faire le complice d’un tel manquement aux règles les plus élémentaires de notre système de gouvernement démocratique.
À la limite, si jamais le comité avait de bonnes raisons de croire que ce témoignage pourrait être essentiel à la poursuite de son mandat (ce qui ne semble pas évident à ce moment-ci), il devrait entendre M. Spector sous serment et à huis clos.
Couverture médiatique: Lettre de Guy Pratte
30/01/08 à 09:01:47Mulroney s’oppose au témoignage de son ancien chef de cabinet
La Presse Canadienne
Dans une lettre de cinq pages qu’il a fait parvenir aux députés du comité sur l’éthique, l’avocat de M. Mulroney, Guy Pratte, revient sur ce qu’il croit être une attitude injuste du comité envers son client. Entre autres, il s’inquiète de la comparution à venir de M. Spector “qui n’a rien à voir avec votre enquête”.
