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	<title>Salle de la presse de Brian Mulroney &#187; Déclarations</title>
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	<description>Salle de la presse de Brian Mulroney</description>
	<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 21:20:47 +0000</pubDate>
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		<title>CBC: Impressions trompeuses</title>
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		<pubDate>Thu, 07 May 2009 00:18:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déclarations]]></category>

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		<description><![CDATA[La société CBC a affiché sur son site Web à 13 h 51 un article qui crée une fausse impression du témoignage présenté aujourd’hui dans le cadre de la commission d’enquête Oliphant.  
L’article ne fait aucune mention de trois points cruciaux pour rendre un rapport admissible présentés par l’avocat principal de la Commission, maître [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La société CBC a affiché sur son site Web à 13 h 51 un article qui crée une fausse impression du témoignage présenté aujourd’hui dans le cadre de la commission d’enquête Oliphant.  </p>
<p>L’article ne fait aucune mention de trois points cruciaux pour rendre un rapport admissible présentés par l’avocat principal de la Commission, maître Richard Wolson, avant de déposer un rapport de l’expert-comptable aujourd’hui :</p>
<p>1]   Il n’existe aucune preuve que M. Mulroney connaissait la source des fonds [qu’il a reçu de M. Schreiber].</p>
<p>2]   Il n’existe aucune preuve que les paiements n’étaient pour toute autre chose que le projet<br />
Bear Head et n’étaient pas reliés à l’affaire Airbus.</p>
<p>3]  Il est impossible pour le comptable judiciaire de déterminer avec certitude que les fonds BRITAN ont été utilisés pour payer M. Mulroney.</p>
<p>La société CBC a omis de rapporter les points ci-dessus ainsi que leur confirmation par le témoin qui était interrogé par le Commissionnaire.</p>
<p>Le comptable a de plus admis pendant l’interrogatoire qu’il n’y avait aucun document complet à l’appui de ses « inférences », et que celles-ci se fondaient sur son analyse du chemin qu’avaient suivi les millions de dollars versés en commission au cours d’une décennie alors que cet argent était transféré entre les vingt-cinq comptes de banque de M. Schreiber. En outre, la société CBC n’a pas rapporté qu’au cours du contre-interrogatoire le comptable a également admis qu’il n’avait pas eu accès à plus de quinze comptes de banque que contrôlait également M. Schreiber.</p>
<p>Un reportage plus juste à l’intention des lecteurs aurait dû inclure les mises en garde de l’avocat principal  au sujet du rapport du comptable et ce que le comptable lui-même a admis pendant le  contre-interrogatoire. </p>
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		<title>Une semaine dans la vie de Karlheinz Schreiber</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Apr 2009 23:47:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déclarations]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quatre jours, Karlheinz Schreiber entrait dans la salle d’audience promettant « sept scandales dans un ». À la fin de la semaine, il quittait la barre des témoins vacillant, épuisé par un interrogatoire rigoureux, discrédité en tant que témoin sérieux, sa réputation compromise. Sa principale allégation dans son témoigne fait sous serment, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quatre jours, Karlheinz Schreiber entrait dans la salle d’audience promettant « sept scandales dans un ». À la fin de la semaine, il quittait la barre des témoins vacillant, épuisé par un interrogatoire rigoureux, discrédité en tant que témoin sérieux, sa réputation compromise. Sa principale allégation dans son témoigne fait sous serment, selon laquelle il avait conclu une entente avec M. Mulroney alors que ce dernier était encore premier ministre et dans le cadre de laquelle le premier ministre devait exercer des pressions au pays, s’est avérée dénudée de tout fondement. Il y avait tellement de contradictions, d’exagérations et d’énoncés choquants, qu’il a fallu les organiser selon le sujet. </p>
<p>Quelques faits saillants de la semaine :</p>
<p><strong>Au sujet de dire la vérité</strong></p>
<ul>
<li>« Karlheinz Schreiber dit avoir volontairement menti dans une lettre adressée à Brian Mulroney en 2006 dans l’espoir que l’ancien chef exercerait des pressions auprès du premier ministre Stephen Harper pour alléger les craintes d’extradition de l’homme d’affaires germano-canadien. » (Service de presse CanWest, le 17 avril 2009)</li>
<li>« Lorsque nous signons une lettre, nous apposons notre signature pour attester que nous avons dit la vérité. N’est-ce pas la raison pour laquelle nous signons une lettre? » a demandé l’avocat principal de la commission Me Richard Wolson à M. Schreiber au cours de la troisième journée d’interrogatoire. « Non » a répliqué M. Schreiber. (cbc.ca, le 16 avril 2009)</li>
<li>« [Schreiber] a répondu à l’avocat de la commission, Me Richard Wolson, qu’il aurait dit « beaucoup de choses » pour obtenir ce qu’il voulait. » (CP, le 16 avril 2009)</li>
</ul>
<p><strong>Au sujet de l’exactitude du témoignage fait sous serment</strong></p>
<ul>
<li>« Après que Me Wolson ait passé en revue avec M. Schreiber six rencontres qu’il  avait eu avec M. Mulroney pendant que celui-ci était premier ministre, dont une rencontre à la résidence du premier ministre de Harrington Lake en juin 1993, l’avocat a cité le témoignage de M. Schreiber de 2004 [Eurocopter] selon lequel l’homme d’affaires n’aurait rencontré M. Mulroney qu’une seule fois lorsque ce dernier était premier ministre.
<p>« Pourquoi n’avez-vous pas dit aux procureurs que vous vous étiez rencontrés à Harrington Lake? Vous aviez conclu une entente avec M. Mulroney pour faire affaires avec lui dans l’avenir : Pourquoi n’avez-vous pas fait cela, Monsieur? »</p>
<p>M. Schreiber a répondu : « Je suis un peu surpris. Il n’y avait aucune raison de ne pas le lui dire. »</p>
<p>Me Wolson a sursauté : « Je vais vous suggérer que vous ne vouliez pas dire au procureur que vous aviez des relations d’affaires avec Brian Mulroney, que vous aviez des photos prises avec lui et que vous l’aviez rencontré à toutes les occasions que nous avons mentionnées plus tôt, vous ne vouliez pas cela. C’est la raison qui explique pourquoi vous avez limité les preuves comme vous l’avez fait. »  (CP, le 15 avril 2009) </li>
<li>GUY PRATTE : « L’entente avec M. Mulroney pour obtenir son aide dans le cadre du projet Bear Head a été conclue après que celui-ci ait démissionné du poste de premier ministre. »
<p>KARLHEINZ SCHREIBER: « Définitivement, l’entente a été conclue à Mirabel. » (CBC, le 16 avril 2009)</li>
<li>Voici ce que M. Schreiber alléguait dans son affidavit du 7 novembre 2007, document sur lequel repose sa poursuite contre M. Mulroney.  Prière de remarquer que l’on ne mentionne nulle part que les deux hommes « avait convenu de s’entendre » :
<p>« 15. À la demande de M. Mulroney, M. Doucet a organisé une rencontre entre moi et M. Mulroney qui a eu lui le 23 juin 1993 à Harrington Lake, la résidence d’été officielle du premier ministre (« la rencontre de Harrington Lake »). C’est au cours de cette rencontre que  M. Mulroney et moi avons conclu l’entente. Le 23 juin 1993, M. Mulroney était toujours premier ministre du Canada et, par conséquent, résidait au 24 de la promenade Sussex à Ottawa (Ontario).</p>
<p>16. Une des dispositions de l’entente à laquelle M. Mulroney a donné son consentement le 23 juin 1993 était que celui-ci rendrait certains services en mon nom. M. Mulroney a promis d’appuyer mes efforts en vue d’obtenir l’approbation pour l’établissement d’une installation de fabrication de véhicules blindés légers par la société Bear Head Industries Limited, et nous avons discuté que si les choses se compliquaient en Nouvelle-Écosse, M. Mulroney aiderait au transfert d’une partie du projet au Québec (le « projet Bear Head du Québec »).</li>
<li>« Cet affidavit, tel que nous l’avons examiné dans les détails, est cousu d’exagérations et d’inexactitudes ainsi que de faux énoncés, » Me Pratte a demandé à  M. Schreiber. « N’est-ce pas vrai? »
<p>« Et bien, c’est ce que vous dit, » a répondu M. Schreiber</p>
<p>« Non, c’est ce que vous avez convenu avec moi au cours de deux dernières journées, » a dit Me Pratte.</p>
<p>« Et bien, il y a des points qui ne sont pas justes, j’en conviens avec vous, » a dit M. Schreiber. (cbc.ca, le 17 avril 2009)</li>
<li>Attendu que Karlheinz Schreiber a formulé diverses allégations au sujet de ses transactions financières et commerciales avec le très honorable Brian Mulroney, c.p., notamment dans une déclaration sous serment faite le 7 novembre 2007 et à l’égard d&#8217;une entente qu’ils auraient conclue le 23 juin 1993; (mandat de l’enquête)
<p>M. Schreiber « n’avait pas vérifié » l’affidavit qui avait déclenché les événements qui ont mené à l’enquête. Il semble mettre le blâme sur son avocat à l’époque, Edward Greenspan.</p>
<p>« &#8230;[Schreiber] explique que lorsque l’affidavit a été rédigé, il se trouvait dans un centre de détention, ce qui signifie que l’affidavit a été rédigé par son avocat et qu’il « ne l’a pas vérifié » pour s’assurer qu’il était exact. » (Macleans.ca, le 16 avril 2009)</li>
</ul>
<p><strong>Au sujet du mobile</strong></p>
<ul>
<li>« Karlheinz Schreiber a admis hier qu’il n’avait jamais informé le gouvernement qu’il aurait pu toucher jusqu’à 1,8 milliard de dollars en commission si le projet qu’il appuyait visant à construire des véhicules blindés légers au Canada avait été mis sur pied. »  (Toronto Sun, le 17 avril 2009)</li>
</ul>
<p><strong>Au sujet de l’amitié</strong></p>
<ul>
<li>À l’instar de « son Altesse Royale le prince de Charles, de Bill Clinton, de Tony Blair, d’Arnold Schwarzenegger, de Jamie Oliver, » M. Schreiber soutient qu’il était un bon ami de l’ancien premier ministre du Québec, Robert Bourassa ». (National Post, le 17 avril 2009)</li>
<li>« Simplement pour m’assurer, j’ai téléphoné à John Parisella, chef de cabinet de M. Bourassa de 1989 à 1994, qui consultait tous les jours le calendrier de travail du premier ministre et contrôlait l’accès au premier ministre à ses bureaux de Montréal et de Québec. « Je n’avais jamais entendu parler de M. Schreiber à l’époque et je ne l’ai jamais rencontré, » a dit M. Parisella. « En autant que je sache, M. Bourassa ne l’a jamais rencontré. » (National Post, le 17 avril 2009)</li>
</ul>
<p><strong>Au sujet des pressions politiques exercées sur le gouvernement fédéral: </strong></p>
<ul>
<li>« [Mulroney] ne pouvait rien faire au niveau fédéral. Nous n’en avions pas besoin, » a dit M. Schreiber. (Globe and Mail, le 15 avril 2007)</li>
</ul>
<p>En fait,  M. Schreiber a vite fait de rejeter sa déclaration selon laquelle il aurait embauché M. Mulroney pour exercer des pressions sur le gouvernement fédéral, insistant plutôt pour dire qu’il l’avait embauché pour exercer des pressions sur le gouvernement provincial du Québec et l’Hôtel de ville de Montréal.  </p>
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		<title>Déclaration de Robin Sears, porte-parole de M. Mulroney</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Apr 2009 02:52:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ottawa (Ontario) – Le porte-parole de M. Mulroney a fait les observations suivantes à la suite du témoignage surprenant de KarlHeinz Schreiber devant la commission d’enquête Oliphant aujourd’hui : 
« La question centrale portant sur la confiance du public en cause dans cette enquête découlait de l’assertion de Karlheinz Schreiber, contenue dans son affidavit de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ottawa (Ontario) – Le porte-parole de M. Mulroney a fait les observations suivantes à la suite du témoignage surprenant de KarlHeinz Schreiber devant la commission d’enquête Oliphant aujourd’hui : </p>
<p>« La question centrale portant sur la confiance du public en cause dans cette enquête découlait de l’assertion de Karlheinz Schreiber, contenue dans son affidavit de novembre 2007, selon laquelle M. Schreiber et M. Mulroney avaient conclu une entente au lac Harrington alors que ce dernier était encore premier ministre en 1993. </p>
<p>Aujourd’hui, M. Schreiber a admis que cela était faux et que l’entente avait été conclue à Mirabel le 27 août 1993, deux mois après que M. Mulroney ait quitté le poste de premier ministre. </p>
<p>M. Schreiber a détruit dans son témoigne fait sous serment aujourd’hui, la prémisse de base sur laquelle reposaient ses accusations contre M. Mulroney. »</p>
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		<title>Énoncé au nom du très honorable Brian Mulroney</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Mar 2009 16:08:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le présent énoncé au nom du très honorable Brian Mulroney a été émis aujourd’hui en réponse à la décision du juge Jeffrey Oliphant concernant la demande de clarification et d’instructions :
Nous sommes très reconnaissants envers le Commissaire qui a accepté d’instruire cette requête et de clarifier que l’enquête ne devrait pas être perçue comme une intrusion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le présent énoncé au nom du très honorable Brian Mulroney a été émis aujourd’hui en réponse à la décision du juge Jeffrey Oliphant concernant la demande de clarification et d’instructions :</p>
<p>Nous sommes très reconnaissants envers le Commissaire qui a accepté d’instruire cette requête et de clarifier que l’enquête ne devrait pas être perçue comme une intrusion dans la vie privée de M. Mulroney. Nous sommes d’autant plus reconnaissants de la déclaration du Commissaire indiquant que rien dans le Code criminel n’est pertinent à l’objet de l’enquête. </p>
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		<title>Déclaration concernant l&#8217;environnement</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Sep 2008 21:40:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[M. Mulroney s’est exprimé sur l’importance de l’environnement dans un discours prononcé en avril 2006 devant le Club Sierra lorsqu’il a été désigné comme étant le premier ministre le plus écologique du Canada. M. Mulroney ne croit pas qu’il convienne d’ajouter quelque commentaire que ce soit à ce sujet pendant une campagne électorale animée. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>M. Mulroney s’est exprimé sur l’importance de l’environnement dans un discours prononcé en avril 2006 devant le Club Sierra lorsqu’il a été désigné comme étant le premier ministre le plus écologique du Canada. M. Mulroney ne croit pas qu’il convienne d’ajouter quelque commentaire que ce soit à ce sujet pendant une campagne électorale animée. Il se pourrait qu’il discute de l’environnement de façon plus détaillée à une date ultérieure.  </p>
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		<title>Il est temps que M. Schreiber cesse ses manigances</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 22:00:12 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Communiqués]]></category>

		<category><![CDATA[Déclarations]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Comité de l’éthique, qui a utilisé ses vastes pouvoirs et consulté les conseillers parlementaires,  a tenu des audiences pendant trois mois, entendu 12 témoins et reçu des milliers de pages de documents. En dépit de tout cela, pas un soupçon de preuve n’a été présenté pouvant supposer que M. Mulroney aurait enfreint une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de l’éthique, qui a utilisé ses vastes pouvoirs et consulté les conseillers parlementaires,  a tenu des audiences pendant trois mois, entendu 12 témoins et reçu des milliers de pages de documents. En dépit de tout cela, pas un soupçon de preuve n’a été présenté pouvant supposer que M. Mulroney aurait enfreint une loi ou dérogé à une règle d’éthique applicable. En outre, aucun des nombreux témoignages déposés sous serment ne laisse croire qu’un acte répressible aurait été commis. </p>
<p>La seule raison de croire que d’autres preuves pourraient exister est que M. Schreiber a promis à maintes reprises de présenter d’autres preuves dans le cadre d’une enquête publique. M. Schreiber a fait la même promesse au Comité de l’éthique. Il a comparu cinq fois devant ce Comité et n’a jamais présenté la preuve documentaire qu’il prétend avoir. Son témoignage de vive voix était cousu de mensonges et de contradictions, ce qui a érodé sérieusement sa crédibilité déjà douteuse; il ne fait aucun doute qu’il a lancé ses nouvelles allégations et ses menaces de chantage pour ne pas avoir à faire face à la justice devant un tribunal allemand. </p>
<p>Il appartient à M. Schreiber de remettre tous les documents qui sont toujours en sa possession. Il va de soi qu’au moment où M. Johnston et le premier ministre examinent et discutent le mandat de l’enquête prochaine, ils ont droit d’examiner les preuves que M. Schreiber prétend avoir. Les recommandations de M. Johnston et la décision du premier ministre devraient être bien éclairées. Mais comment peuvent-elles l’être si M. Schreiber ne consent pas ou est incapable de leur remettre toutes les preuves qu’il a si souvent promises. </p>
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		<title>Déclaration concernant M. Simon Reisman</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Mar 2008 18:03:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déclarations]]></category>

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		<description><![CDATA[L’ancien premier ministre, le très honorable Brian Mulroney, s’est dit attristé par le décès aujourd’hui de M. Simon Reisman, et a offert ses sympathies à la famille de cet homme qu’il a décrit comme étant courageux et « indispensable ». 
Faisant allusion à sa décision de nommer M. Reisman ambassadeur aux négociations sur l’Accord du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’ancien premier ministre, le très honorable Brian Mulroney, s’est dit attristé par le décès aujourd’hui de M. Simon Reisman, et a offert ses sympathies à la famille de cet homme qu’il a décrit comme étant courageux et « indispensable ». </p>
<p>Faisant allusion à sa décision de nommer M. Reisman ambassadeur aux négociations sur l’Accord du libre-échange en 1985, M. Mulroney a dit « Les compétences en leadership et l’intelligence de Simon Reisman ont été indispensables à la réussite de ces négociations complexes et difficiles. » Antérieurement, M. Reisman s’était distingué lors de nombreuses négociations commerciales échelonnées sur plusieurs années, et plus particulièrement dans son rôle pour concrétiser le Pacte canado-américain de l’automobile à l’époque où Lester Pearson était premier ministre.</p>
<p>« Pendant plus de deux ans et demi, sa détermination et sa persistance ont été essentielles à la réussite de l’Accord de libre-échange nord-américain. M. Reisman a consacré sa vie professionnelle au service des Canadiens, et cet accord fut le plus grande triomphe de sa carrière, » a ajouté l’ancien premier ministre. </p>
<p>M. Mulroney a décrit l’entente comme étant « un témoignage de son courage et de sa persévérance. Simon Reisman était véritablement le chef indispensable de notre équipe. Je lui suis reconnaissant du travail que nous avons accompli ensemble et j’attache une grande valeur à mes souvenirs de sa contribution à la grande lutte pour bâtir un avenir commercial solide pour le Canada. » </p>
<p>M. Mulroney a conclu en disant « Le Canada a perdu l’un de ses plus éminents fonctionnaires. »</p>
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		<title>Déclaration du très honorable Brian Mulroney devant le Comité de l&#8217;éthique de la Chambre des communes</title>
		<link>http://mulroneymediaroom.com/fr/?p=4</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Dec 2007 15:30:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Déclarations]]></category>

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		<description><![CDATA[OTTAWA- J’ai été premier ministre du Canada de 1984 à 1993.
Durant ces années, j’ai consacré toute mon énergie et tous mes efforts à ce qui m’apparaissait comme étant le meilleur intérêt de mon pays.
Je suis fier de ce que nous avons accompli comme gouvernement.
Comme tous les dirigeants, j’ai connu ma part d’échecs, de regrets et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>OTTAWA- J’ai été premier ministre du Canada de 1984 à 1993.</p>
<p>Durant ces années, j’ai consacré toute mon énergie et tous mes efforts à ce qui m’apparaissait comme étant le meilleur intérêt de mon pays.</p>
<p>Je suis fier de ce que nous avons accompli comme gouvernement.</p>
<p>Comme tous les dirigeants, j’ai connu ma part d’échecs, de regrets et d’erreurs.</p>
<p>Parmi les erreurs que j’ai commises, la deuxième la plus grave (et je n’ai que moi à blâmer) est d’avoir accepté des paiements en argent comptant de la part de Karlheinz Schreiber pour un travail qu’il m’a confié après que j’eus quitté mes fonctions. Je vous dirai aujourd’hui comment c’est arrivé.</p>
<p>La plus grave erreur de ma vie a été de loin celle d’avoir au départ accepté qu’on me présente à Karlheinz Schreiber.  Je vais vous dire aujourd’hui dans quelles circonstances cela s’est produit.</p>
<p>En conséquence, il y a des gens qui se demandent si j’ai fait quelque chose de mal ou de contraire à l’éthique pendant que j’étais premier ministre ou après.</p>
<p>Permettez-moi de tirer les choses au clair, une bonne fois pour toutes.</p>
<p>1.	Je n’ai jamais reçu un sou de qui que ce soit pour des services rendus à qui que ce soit en rapport avec l’achat de 34 appareils Airbus par Air Canada en 1988.<br />
2.	Je n’ai pas reçu un sou de Thyssen Industries ni de tout autre client de M. Schreiber pendant que j’étais premier ministre.<br />
3.	Je n’ai jamais eu d’avocat à Genève, ni ailleurs en Suisse, sauf pour me défendre contre des fausses accusations portées contre moi en 1995.<br />
4.	Je n’ai jamais eu de compte bancaire en Suisse.<br />
5.	Ni moi ni personne d’autre en mon nom n’a jamais demandé à M. Schreiber ou à son avocat de se parjurer ou de mentir au sujet des paiements reçus de sa part.</p>
<p>Je vais donc vous exposer quelques faits susceptibles de vous éclairer, puis je me ferai un plaisir de répondre à vos questions.</p>
<p><span id="more-4"></span></p>
<p><strong>Lettre rogatoire</strong></p>
<p>Voilà 12 ans et un mois, ma famille et moi avons été frappés par la plus grande calamité de toute ma vie.</p>
<p>Le gouvernement du Canada demandait l’aide de la Suisse par voie de lettre officielle, où il était écrit que :<br />
– j’avais accepté des pots-de-vin en rapport avec l’achat d’appareils Airbus par Air Canada;<br />
– j’avais de ce fait un montant de 5 millions $ dans un compte bancaire en Suisse.</p>
<p>Le gouvernement du Canada déclarait formellement à un gouvernement étranger que j’étais un criminel dès le moment de mon entrée en fonctions.</p>
<p>J’étais absolument atterré par ces allégations totalement fausses. Il y avait là de quoi ruiner ma réputation et ma famille.</p>
<p>Nous n’avons appris que plus tard, par un témoignage de la GRC livré sous serment, que la police appuyait ses dires sur de l’« information » recueillie principalement auprès d’un journaliste canadien qui était un informateur secret de la GRC.</p>
<p>Sachant que toutes ces accusations étaient fausses, j’ai poursuivi le gouvernement fédéral pour libelle diffamatoire et je me suis battu pendant deux ans pour laver mon nom de tout soupçon.  Ce fut extrêmement pénible pour moi et les miens. Le stress et l’angoisse que nous avons tous subis à cause de ces allégations et de leur énorme retentissement dans les médias sont presque impossibles à décrire ; les dommages causés ne se mesurent pas en dollars et en cents. Il faut avoir traversé une pareille épreuve pour en mesurer tout l’impact. C’est comme frôler la mort.</p>
<p>Le 6 janvier 1997, le gouvernement fédéral communiquait avec mes avocats et proposait un règlement hors cour.</p>
<p>Nous avons eu droit, ma famille et moi, à des excuses pleines et entières. De plus, le gouvernement a fait la déclaration suivante :</p>
<p>« Sur la foi de la preuve recueillie à ce jour, la GRC admet que toutes conclusions de méfait attribuable à l’ancien premier ministre étaient et demeurent injustifiées. » [TRADUCTION LIBRE. LE SOULIGNEMENT EST DE NOUS.]</p>
<p>Après avoir mené son enquête pendant encore six ans, le commissaire de la GRC m’a écrit une lettre, datée du 17 avril 2003, dans laquelle il disait :</p>
<p>« Le 22 avril 2003, la GRC annoncera qu’après investigation exhaustive au Canada et à l’étranger, l’enquête sur les allégations résiduelles de 1995 à propos d’actions fautives impliquant MBB Helicopters, Thyssen et Airbus aboutit à la conclusion que les allégations en suspens sont dénuées de fondement et ne feront donc l’objet d’aucune accusation. » [TRADUCTION LIBRE]</p>
<p>Le 6 octobre 1997, l’ancien juge en chef de la Cour supérieure du Québec, le regretté Alan B. Gold, en sa qualité d’arbitre spécial, ordonnait au gouvernement de verser 2,1 millions $à titre de frais juridiques et autres dépenses.</p>
<p>Ce montant est allé intégralement à mes avocats et mes conseillers. Contrairement à certaines rumeurs, je n’en ai jamais tiré un seul sou.</p>
<p>En 1998, ma famille et moi pensions bien que ce long et pénible cauchemar était enfin derrière nous.</p>
<p>Eh bien non. Voici qu’il refait surface, dix ans plus tard.</p>
<p><strong>La transaction dont est saisi le Comité</strong></p>
<p>J’ai rencontré M. Schreiber pour la première fois par le biais de la politique. Je ne savais rien de lui sinon qu’il était un homme d’affaires averti, président du conseil de Thyssen Canada, filiale d’une très grosse multinationale qui comptait quelque 180 000 employés. Je n’ai pas eu de rapports qui vaillent avec lui jusqu’à ce qu’il se fasse l’ardent promoteur d’un projet en Nouvelle-Écosse, surnommé plus tard « projet Bearhead ». Il s’agissait d’une usine où Thyssen construirait des blindés légers. J’étais en faveur du projet; je le trouvais solide et bon pour le développement économique dans l’est de la province. Mais après une étude approfondie, il est apparu que le coût d’environ 100 millions $était simplement au-dessus des moyens du gouvernement à l’époque. Le Cabinet a donc fini par rejeter ce projet qui aurait permis de créer de précieux emplois dans la région.</p>
<p>J’ai appris par la suite que M. Schreiber avait été vivement contrarié par cette décision, mais il n’abandonnait pas la partie. Au début des années 1990, il nous est revenu avec une version modifiée du projet, qui serait mis en œuvre cette fois dans l’est de Montréal.</p>
<p>En juin 1993, j’ai su que M. Schreiber désirait, comme tant d’autres, me faire une visite de courtoisie avant mon départ. Je n’avais aucune raison de refuser.</p>
<p>C’est ainsi qu’il est venu, le 23 juin 1993, non pas dans une limousine mise à sa disposition, comme on l’a prétendu, mais dans la Jeep usagée d’un jeune membre du personnel. Après les politesses d’usage, nous avons parlé de la scène politique canadienne, puis de la réunification de l’Allemagne, un sujet qui lui tenait à cœur. Au sujet du projet Bearhead, évoqué brièvement, je lui ai fait part de mes regrets et lui ai souhaité bonne chance.</p>
<p>Il n’a pas fait la moindre allusion à un rôle quelconque que je pourrais jouer, une fois revenu à la vie privé, pour l’aider dans quelque entreprise que ce soit. Il a juste dit qu’il aimerait rester en contact et peut-être faire appel à moi un de ces jours, étant donné mes antécédents et mes relations internationales.</p>
<p>Je ne saurais dire ce qu’il avait en tête, mais je puis vous affirmer que ce jour-là au lac Harrington, il n’a absolument pas été question de futurs arrangements d’affaires entre moi et lui.</p>
<p>J’en arrive maintenant à la première fois où M. Schreiber m’a bel et bien demandé de faire un travail pour lui. Nous sommes à la fin août 1993, et j’ai repris la pratique du droit à Montréal. Je reçois un appel de M. Fred Doucet, dont je sais qu’il agit à titre de représentant ou de lobbyiste pour M. Schreiber. Il me dit que M. Schreiber l’a appelé pour demander si je serais disposé à le rencontrer afin de discuter de ma participation à un mandat économique international. Je ne vois aucune raison de refuser une ouverture de ce genre, qui est d’ailleurs tout à fait conforme aux lignes directrices concernant les conflits d’intérêts. Fred Doucet, qui fait part de mon acceptation à M. Schreiber, finit par me rappeler pour me dire que le rendez-vous est possible le 27 août à l’hôtel Canadien Pacifique de l’Aéroport international de Mirabel, au Québec, où il a réservé une chambre en attendant son vol du soir même pour l’Europe.</p>
<p>Le rendez-vous me convient, vu que j’habite alors avec ma famille à moins d’une demi-heure de là, dans un chalet loué à l’Estérel. Un détachement de la GRC me conduit à l’hôtel et m’escorte jusqu’à la chambre de M. Schreiber.</p>
<p>Durant notre entretien, M. Schreiber se dit d’abord ennuyé par le fait que le gouvernement que je dirigeais n’ait pas approuvé le projet Bearhead et il m’annonce qu’il projette d’intenter une poursuite en dommages-intérêts. Il me laisse une copie de la poursuite et je lui dis qu’il est bien libre d’agir à sa guise.</p>
<p>Ensuite, il me confie que Thyssen trouverait très utile de compter sur un ancien premier ministre pour aider à la promotion internationale de son véhicule de maintien de la paix, puis il me remet des prospectus du véhicule en question.  Il ajoute qu’il aimerait retenir mes services pour ce travail, et je réponds que c’est le genre d’activité internationale où je pourrais effectivement me rendre utile, pourvu qu’il ne s’agisse pas de représentation au Canada. Sur ce, il sort une enveloppe grand format et me la tend en disant : « Voici un premier acompte. » Il précise ensuite qu’il y aura trois paiements en tout, pour trois ans. Voyant que j’hésite, il me dit : « Je fais des affaires dans le monde entier et je traite uniquement en argent comptant. C’est comme ça que je fonctionne. »</p>
<p>Quand j’y repense aujourd’hui, je me rends compte que c’était une grave erreur de jugement d’accepter un paiement en argent comptant pour ce travail, même s’il n’y avait là absolument rien d’illégal.</p>
<p>Cette erreur de jugement était la mienne. Je m’en excuse et assume l’entière responsabilité.</p>
<p>M. Schreiber a admis récemment que ce paiement en espèces était « … une façon de prendre ses distances d’avec l’ancien premier ministre ».  « Pensez-vous que Mulroney aurait préféré un chèque portant ma signature? », a t il demandé. Je réponds par un « oui » retentissant. Bien sûr, j’aurais accepté un chèque s’il l’avait offert. Comme je l’ai dit tantôt, à ce moment-là, je ne le connaissais pas autrement que comme un homme d’affaires prospère. Naturellement, j’aurais préféré être rémunéré de la sorte.</p>
<p>En réalité, j’aurais dû refuser son offre. J’aurais dû insister pour que le paiement se fasse de façon plus transparente, plus imputable. En ne le faisant pas, j’ai créé par inadvertance une impression d’irrégularité qui, je l’espère, ne jettera pas le discrédit sur la haute charge que j’ai eu le privilège d’occuper.</p>
<p>Lorsque j’ai quitté mes fonctions après une décennie de service public à Ottawa, j’ai vécu la même incertitude que bien d’autres parlementaires qui retournent à la pratique privée. Mais j’estimais mes perspectives bonnes. Cette occasion que m’offrait M. Schreiber me semblait intéressante et tout à fait dans mes cordes.</p>
<p>Après avoir accepté le premier acompte et durant la période où deux autres paiements m’ont été versés, j’ai fait des voyages en Chine, en Russie, en Europe et un peu partout aux États-Unis, où j’ai rencontré des dirigeants des secteurs public et privé et exploré avec eux les débouchés éventuels de ce véhicule blindé, que ce soit pour des besoins nationaux ou des initiatives internationales de maintien de la paix.</p>
<p>Environ deux ans après notre accord, comme je l’ai mentionné, mon univers s’est presque écroulé avec la publication de cette lettre fausse et diffamatoire adressée à la Suisse par le gouvernement du Canada.</p>
<p>J’étais anéanti par l’angoisse et l’incompréhension tandis que j’essayais de comprendre la nature de la catastrophe qui me tombait dessus et de rassurer ma famille, mes amis et le pays entier quant à mon entière innocence. Comme M. Schreiber était aussi accusé dans la même lettre, évidemment, tout le travail que j’avais fait jusque-là prenait fin abruptement.</p>
<p>Les acomptes ne m’avaient servi qu’à payer les dépenses engagées pour promouvoir les intérêts de M. Schreiber durant mes déplacements à l’étranger.</p>
<p>En août 1999, M. Schreiber était arrêté à Toronto en vertu d’un mandat international et accusé en Allemagne de corruption, de fraude, de trafic d’influence et d’évasion fiscale. J’avais appris quatre ans plus tôt à accueillir avec beaucoup de scepticisme certaines accusations portées par l’État contre les simples citoyens. N’empêche que cette nouvelle m’a surpris et qu’elle a fait naître un sérieux doute quant à mes relations avec lui.</p>
<p>J’ai pensé que la meilleure chose à faire était de déclarer le montant entier comme un revenu, en absorbant les dépenses, et de me verser les honoraires auxquels j’avais droit.</p>
<p>Alors, j’ai donné instruction à mes conseillers de communiquer avec les autorités fiscales et de leur faire savoir que je déclarais volontairement comme revenu le montant reçu dans cette transaction privée, afin que toutes les taxes applicables soient prélevées.</p>
<p>Maintenant, comme vous le savez, M. Schreiber et moi sommes en litige à propos de la valeur des services rendus. Cette affaire sera tranchée devant un tribunal.</p>
<p><strong>Interrogatoire préalable</strong></p>
<p>Il y a un autre point que j’aimerais porter à l’attention du Comité afin de couper court à toute erreur d’interprétation, parce que les médias se sont mépris quelque peu sur la relation que j’avais avec M. Schreiber.</p>
<p>Dans la poursuite en diffamation que j’ai intentée à la suite des allégations concernant Airbus, les avocats du gouvernement ont demandé de m’interroger avant de répondre à l’accusation en avril 1996. Au Québec, la loi dit clairement que le défendeur qui choisit de le faire avant d’exposer sa défense peut poser uniquement des questions se rapportant à la prétention contenue dans l’énoncé de la plainte. Or ma plainte contre le gouvernement du Canada se limitait au caractère diffamatoire des déclarations qu’il avait faites, à savoir que j’avais reçu des pots-de-vin pendant que j’étais premier ministre, notamment en rapport avec Airbus.</p>
<p>Voilà dans quel contexte juridique s’inscrit le témoignage que j’ai livré au Palais de justice de Montréal, interrogé par le gouvernement fédéral, qui était représenté par pas moins de neuf avocats.</p>
<p>L’audience devait durer deux jours, mais elle a été levée après seulement une journée et demie, parce que les neuf ont déclaré n’avoir plus de questions à me poser. Pas une fois, ils ne m’ont demandé directement si j’avais établi une relation commerciale avec M. Schreiber après avoir quitté mes fonctions.</p>
<p>Or, les médias ont fait tout un tapage au sujet de ma déclaration selon laquelle « je n’ai jamais eu de rapports avec M. Schreiber », allant jusqu’à m’accuser de renier la relation d’affaires conclue avec lui après mon départ de la vie publique. Cette façon d’interpréter mon témoignage est erronée, comme M. Schreiber lui-même vous l’a clairement indiqué la semaine dernière. Et bien qu’elle ait refait surface dernièrement, cette accusation avait été corrigée plus tôt cette année par le National Post et par le Globe and Mail, qui ont tous deux publié des excuses, ou du moins des éclaircissements, pour avoir véhiculé cette calomnie. Je vous cite à ce propos le  National Post :</p>
<p>National Post</p>
<p>« Notre article citait une partie du témoignage de l’ancien premier ministre Brian Mulroney, dans son action en libelle intentée contre le gouvernement du Canada en 1996. Or, il n’exposait pas pleinement le contexte d’un extrait du procès-verbal où M. Mulroney disait n’avoir pas eu de relations avec Karlheinz Schreiber. L’article omettait de préciser que M. Mulroney répondait à une question sur l’achat d’appareils Airbus par le gouvernement fédéral et affirmait qu’il n’avait pas eu de rapports avec M. Schreiber dans ce contexte-là. » [TRADUCTION LIBRE. LE SOULIGNEMENT EST DE NOUS.]</p>
<p>Selon toute interprétation raisonnable de mon témoignage, lorsque j’ai dit « je n’ai jamais eu de rapports avec M. Schreiber », je faisais clairement allusion à la vente d’appareils Airbus et à l’époque où j’étais au gouvernement.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>En terminant, membres du Comité, je vous demande de réfléchir un instant au sentiment que vous éprouveriez, vous et votre famille, si vous étiez si injustement accusés.</p>
<p>La semaine dernière, un jeune député plein d’avenir a vu sa réputation atteinte lorsqu’une collègue a répandu des faussetés à son sujet à la Chambre des communes. En quelques minutes, l’affaire a fait le tour du pays, et surtout de la Colombie-Britannique où ce jeune homme habite, travaille et représente ses concitoyens. Sa réputation en a souffert, sa crédibilité aussi, et son intégrité a été mise en doute. Comme disait si bien Edward R. Murrow : « Le temps que la vérité mette ses culottes le matin, le mensonge a déjà fait le tour du monde. » Heureusement, la députée fautive a eu tôt fait de s’excuser et de se rétracter. N’empêche que le dommage était fait.</p>
<p>Mais que se passe t il lorsqu’il n’y a pas de prompte rétractation et que vous êtes forcé de vous battre souvent pendant des années, avec tout ce que cela comporte de conséquences émotives et financières, pour vous défendre contre une fausse accusation?</p>
<p>Il y a 12 ans, ma réputation, mon héritage et l’honneur de ma famille ont été presque détruits à cause d’une fausse information transmise au gouvernement de la Suisse. Comme on l’a vu, la personne à l’origine de cette mascarade était un journaliste canadien qui se trouvait être aussi, en fin de compte, un informateur de la GRC obéissant à ses propres mobiles.</p>
<p>Depuis novembre, me voici à nouveau éclaboussé et traîné dans la boue à cause d’un affidavit déposé en cour par M. Schreiber. Toute allégation faite par M. Schreiber à mon sujet dans cette affaire est entièrement fausse.</p>
<p>Ainsi donc, vous savez pourquoi je me trouve ici aujourd’hui. À cause d’une erreur de jugement que j’ai commise il y a 15 ans, une fois revenu dans le secteur privé. Mais surtout parce que Karlheinz Schreiber, comme vous l’avez vu la semaine dernière, et encore cette semaine, est prêt à tout dire, à tout signer, à tout faire pour éviter l’extradition.</p>
<p>Merci.</p>
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