Schreiber « n’était pas l’homme que nous connaissons aujourd’hui »

Ce matin, M. Mulroney dans son témoignage devant la commission Oliphant a dit que Karlheinz Schreiber « n’était pas l’homme que nous connaissons aujourd’hui ». Il a ajouté que M. Schreiber lui avait été « recommandé par des collègues respectés [...] et (qu’il était) un défenseur convaincant du projet Bear Head ». Il avait des liens avec une société qui voulait créer des centaines d’emplois.

M. Mulroney était réceptif au projet visant la construction d’une usine de fabrication de véhicules blindés légers (VBL). Les taux de chômage dans certaines parties de la région atteignaient 50 %. « Si quelqu’un me dit Je peux créer 500 nouveaux emplois qui entraîneront la création de plusieurs autres emplois, vous pouvez miser sur votre dernier dollar que moi ou n’importe quel autre premier ministre du Canada verrais le projet d’un bon œil ».

M. Mulroney a reconnu que ces circonstances n’expliquent pas ses actes. La relation d’affaires qu’il avait avec M. Schreiber au moment de démissionner était « tout à fait légitime et n’impliquait aucun acte répréhensible ». Il a ajouté qu’il regrettait les circonstances qui ont engendré des doutes quant à son bien-fondé. Il a toutefois souligné le sérieux de la campagne de détraction menée contre lui peu de temps après sa démission :

La lettre rogatoire de 1995 que la GRC a envoyée aux autorités suisses alléguait que M. Mulroney était un criminel. Les informateurs de ces fausses allégations étaient Stevie Cameron, un journaliste devenu informateur pour la GRC et Georgio Pelossi, un homme reconnu coupable de crime. Le gouvernement a abandonné sa poursuite à la suite d’une contestation.

« Monsieur le commissaire, la gravité de ces événements nous ont effrayés ma famille et moi pour la vie, et ceci explique pourquoi j’ai essayé de ne pas révéler la transaction commerciale personnelle que j’ai eue avec M. Schreiber après ma démission afin d’éviter la dissémination de renseignements trompeurs et faux du genre qui a mené à l’affaire Airbus en premier lieu. »

Flux RSS.